Réflexion

Quand les mots et les pensées ne transmettent que l'aspect manquant d'un ressenti, l''inaccessible apparaît comme réalité

Il est possible de seulement survoler le monde dans lequel on s'inscrit, pour ma part je suis le plus souvent à la recherche d'un tangible qui éclairerait un trop vague ressenti

Si je dis "le monde va mal", un chaos s'agite, je ne peux séparer ce simple constat de l'absence d'éléments ténus et concrets non accessibles, même si, en substance, ils sont déjà disponibles

C'est cette disponibilité qui m'envahit toute entière puisqu'elle est déjà là même si son accès n'est pas possible

Je n'aime pas les raccourcis qui éloignent du sens, les facilités dangereuses, les perversions des systèmes, tout ce qui est inadéquat parce qu'éloigné de la vie

Ainsi pour exemple, quand François Sureau remet dans son contexte l'idée de liberté, qu'il nous invite à interroger le sens de ce mot à la mesure de ce en quoi nous consentons pour calmer notre insécurité, la cohérence apparaît, offrant la capacité de comprendre le monde

Je ne parlerai pas ici de l'importance de la connaissance plus que du savoir, mais soulignerait qu'il en est de même pour les actions porteuses d'un sens profond, comme par exemple le projet commencé en 1996 par Sergueï Zimov dans une réserve naturelle de Sibérie. La réintroduction de chevaux qui piétinent le sol empêche le dégel du permafrost et la libération des gaz à effet de serre, tout en recréant des écosystèmes

Je chérie infiniment ce qui prend consistance et conscience avec autant de pertinence

Il est indispensable, pour ne pas être au chevet d'un monde dont les symptômes accaparent en entier nos préoccupations jusqu'à faire advenir ce que nous redoutons, de nous demander : où va notre attention ?



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